jeudi 23 juin 2011

ACTE II "la Dorotea"






Quelques poèmes choisis

Acte II scène III
Al son de los arroyuelos

      
Al son de los arroyuelos
Cantan las aves de flor en flor,
Que no hay más gloria que amor
Ni mayor pena que celos.
Por estas selvas amenas
Al son de arroyos sonoros
Cantan las aves a coros
De celos y amor las penas.
Suenan del agua las venas,
Instrumento natural,
Y como el dulce cristal
Va desatando los hielos,                                     
Al son de etc.
De amor las glorias celebran
Los narcisos y claveles;
Las violetas y penseles
De celos no se requiebran.
Unas en otras se quiebran
Las ondas por las orillas,
Y como las arenillas
Ven por cristalinos velos,
Al son de etc.
Arroyos murmuradores
De la fe de amor perjura,
Por hilos de plata pura
Ensartan perlas en flores.
Todo es celos, todo amores;
Y mientras que lloro yo
Las penas que amor me dio
Con sus celosos desvelos,
Al son de los arroyuelos                                        
Cantan las aves de flor en flor,
Que no hay más gloria que amor
Ni mayor pena que celos.

Traduction :

   Au son des petits ruisseaux
Les oiseaux chantent de fleur en fleur :
rien  n’est plus plaisant que l’amour,
nul n’est plus pesant que le jaloux !
   A travers ces amènes forêts,
au son de ruisseaux sonnores
les oiseaux chantent en choeur
d’amour et de jalousie les peines.
   De l’eau les veines résonnent,
instrument naturel,
et comme le doux cristal
fait fondre lentement les glaces,
au son des petits ruisseaux, etc.
   Les narcisses et les oeillets
vantent de l’amour les plaisirs ;
les violettes et les pensées
de jalousie point ne s’en courtisent.
Les unes après les autres les vagues                                      
se brise sur le rivage,
et comme ils voient les grains de sable
à travers des voiles de cristal,
au son des petits ruisseaux etc.
   Des ruisseaux redoublant de murmures
sur la foie de l’amour parjure
avec des fils de pur argent
 en des fleurs sertissent des perles.
Tout est jalousie, tout amour ;
Et tandis que moi je pleure
Les peines qu’amour m’a données
Par ses jalouses inquiétudes,
   Au son des petits ruisseaux
Les oiseaux chantent de fleur en fleur ;
Rien n’est plus plaisant que l’amour,
Nul n’est plus pesant que le jaloux !



2 commentaires:

  1. Bonjour Madame :-), on devine le monologue de l'auteur, une sorte de réflexion réfléchie,les reflux d'une glace sans tain; il est des phrases magnifiques qui jaillissent comme les reflets d'un dialogue tel un soleil sur un prunier.

    RépondreSupprimer
  2. Thige, quel plaisir...je t'invite à partager chaleur et amitié sous le prunier ensoleillé.
    Merci de ta visite... pour tout avouer, tu es le premier, je suis flattée et charmée.
    :)

    RépondreSupprimer